
photo: Pierre Dury
Amplifié à OASIS Immersion
19-06-2025

Je suis allé voir ce qu’est OASIS Immersion, un ''musée'' montréalais où je n’étais encore jamais allé.
C’est au Palais des congrès.
OASIS Immersion, entreprise montréalaise, y exploite un genre très à la mode: l’événement immersif (Nature vive, Transformé, Van Gogh Distorsion).
OASIS Immersion produit des contenus originaux, mais cette fois-ci elle accueille une expérience déjà proposée à Toronto et Las Vegas.
À partir du 20 juin, les Montréalais sont invités à plonger dans l’univers de la musique rock avec Amplifié, un projet conçu par l’entreprise américaine Illuminarium en collaboration avec le magazine Rolling Stones.
À partir des photos et des vidéos du magazine (plus de mille!), on nous raconte une histoire de la musique rock et populaire anglo-saxonne. Il y a une narration qui aborde différents sujets comme les éléments de base de la musique (les instruments, la voix), la création en studio, le rapport de la culture rock avec les autos, l’importance des cheveux ou des fans. C’est très minimaliste. Genre bas de vignettes.
Les photos et vidéos sont projetées en 360 sur des murs qui font 16 pieds de haut. Le montage des images et des vidéos est très réussi.
Tout ça défile à vive allure pendant une heure sur une bande sonore qui reprend des extraits de chansons de Queen, Tina Turner, Chappell Roan, Green Day, Lizzo, Janis Joplin, etc…
Pour des raisons de droits, j’imagine, les extraits sont assez courts et plusieurs chansons étaient inconnues de moi qui ne suis pas exactement le public cible ayant plutôt été biberonné à la chanson française et québécoise.
OASIS Immersion a quand même fait un effort pour adapter cette expérience très américaine pour que le public montréalais y trouve son compte.
La narration est bilingue. C’est Nanette Workman qui fait la voix française. (Kevin Bacon, en anglais)
OASIS a aussi décidé d’utiliser ses grands espaces pour enrichir l’expérience du visiteur.
Le parcours commence dès l’entrée dans une pièce noire qui évoque une ruelle de Montréal, on se croirait à la porte arrière des Foufounes électriques. Ensuite, on pénètre dans les coulisses avec des road cases partout. Il y a même un plancher de danse pour ceux qui auraient déjà envie de se lâcher lousse sur la musique ambiante.
C’est suivi d’une autre salle qui rappelle les loges d’artistes.
Et le parcours se termine, après le gros show d’une heure dans la grande salle où on présente Amplifié, sur un clin d’œil à la musique d’ici. Le Québec Lounge propose des entrevues d’artistes de la scène musicale montréalaise comme Biz, Melissa Auf der Maur, Mononcle Serge, Webster, Stéphanie Moraille, Joss Tellier, et Nanette.
On doit toutes ces touches montréalaises au designer Sam Greffe, directeur de création chez OASIS Immersion.
Est-ce que j’ai aimé ça?
Je l’ai dit, je ne suis pas le public cible.
Voir les 1 300 couvertures du magazine Rolling Stone me laisse un peu froid.
Ça manque d’émotions. Le seul moment qui m’a fait vraiment frissonner c’est de voir Janis Joplin chanter Piece of My Heart.
Sur les vidéos promotionnelles de Amplified, on voit des gens debout devant les écrans chantant leur toune préférée ou jouer de la air guitar, c’est la grâce que je vous souhaite!
Prix d’entrée: de 30 $ à 35 $.
Une entrevue inédite avec Jean Paul Riopelle a fait son apparition le jour de l’inauguration de l’Espace Riopelle à Québec.
Et il s’avère que c’est l’entretien que j’avais eu avec lui le vendredi 11 octobre 1991 au Bateau ivre de L’Isle-aux-Grues.
Je croyais cette entrevue disparue à jamais, car les Archives de Radio-Canada ne l’avait ni dans ses voûtes, ni dans son système d’archives numérisées.
Et pour cause, c’est moi qui l’avait en ma possession sans le savoir!
C’est en fouillant dans mes archives personnelles, en prévision du 25e anniversaire des Attentats du 11-Septembre, que j’ai retrouvé la cassette Betacam de ce tournage.
J’ai évidemment remis cette précieuse entrevue au service des archives de Radio-Canada qui l’a mise en ligne sur ses différentes plateformes.
Ce n’est pas un moment flamboyant de télévision comme ont été les entrevues de Raymond Saint-Pierre en 1994, celle de Robert-Guy Scully en 1990 ou encore celle de Wilfrid Lemoine en 1968 à l’émission Le Sel de la semaine (qu’on peut revoir intégralement à l’Espace Riopelle).
Dans mon cas, nous avons tourné à une seule caméra, et on ne me voit pas poser les questions, car selon la description syndicale de mon poste de chroniqueur de l’époque, je ne pouvais être vu à l’écran posant des questions. Il n’y avait que les employés permanents du service de l’information ou les animateurs vedettes qui avaient ce droit.
N’empêche, ma réalisatrice de l’époque, Denise Tardif, avait convaincu nos supérieurs qu’on se déplace avec une équipe complète.
En plus d’elle et moi qui étions du voyage, il y avait Pierre Maheux à la caméra, Marc Doiron au son, et l’assistante à la réalisation Guylaine Philie.
Le rendez-vous avec Riopelle avait été pris avec sa femme Huguette Vachon. C’est Stéphane Aquin, actuel directeur général du Musée des beaux-arts de Montréal, qui m’avait mis en contact avec elle.
À l’époque, Stéphane Aquin collaborait à l’inauguration du pavillon Jean-Noël Desmarais du MBAM qui ouvrait ses portes avec une grande exposition Riopelle mettant en vedette ses tableaux récents, sa nouvelle période des oies.
Le nouvel édifice du Musée des beaux-arts de Montréal, signé Moshe Safdie, est inauguré le 21 novembre 1991.
Il a été rendu possible grâce au mécène de l’heure, Paul Desmarais, qui choisit de donner le nom de son père au pavillon.
35 ans plus tard, c’est au tour de Québec de célébrer l’œuvre de Jean Paul Riopelle dans espace pérenne qui lui est totalement consacré.


















