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Les Trois Accords: Live dans le plaisir
21-05-2021

Impossible de rester de marbre devant le film Live dans le plaisir au cinéma des Trois Accords qui prend l’affiche en salle cette semaine partout au Québec. 

Im.pos.sible.

Vous connaissez les chansons du groupe de Drummondville?

Comment ne pas?

 

Ce sont, depuis 2003, vers d’oreille par-dessus vers d’oreille: Hawaïenne («J’aurais voulu que tu sois…»), Saskatchewan («Tu m’as pris ma femme…»), J'aime ta grand-mère («Je veux faire à ton père, plein de demi-frères…»), Corinne («Il n’y a pas de remède, le rythme me possède…»), Dans mon corps de jeune fille («Il y a des changements…») Ouvre tes yeux Simon («Ouvre tes yeux quand tu chantes…»).

Pendant le visionnement de ce film d’une heure treize minutes, je me suis littéralement senti comme un ado, le poing en l’air, hochant de la tête, scandant les paroles complètement surréalistes des 18 chansons des Trois Accords retenues pour cet exercice hallucinant.

 

Merci à la pandémie d’avoir permis à ce genre de chose d’exister.

Le film de Louis-Philippe Eno, c’est une captation live d’un show livré en studio devant des écrans géants, dont un de 50 pieds de haut (!), sur lesquels sont projetés des images pleines de couleurs et de folie comme des pilules multicolores pour Corinne, des chaussons de ballerines pour Dans mon corps de jeune fille, un requin qui sourit pour Tout nu sur la plage ou des perroquets qui font du rola bola sur Beaucoup de plaisir.

 

La musique des Trois Accords est rock’n frenetic, et c’est pareil pour le montage qui nous tient en alerte du début à la fin. 

Les chansons sont entrecoupées de courtes vignettes sonores humoristiques à propos de la production du film.

Je me rappelle la première fois que j’ai parlé des Trois Accords au Téléjournal, il y a de ça presque 20 ans. Je le faisais parce que c’était le phénomène de l’heure. À l’époque, je ne m’attendais pas à ce que ce groupe déjanté dure bien longtemps.

 

J’ai été confondu. Ils n’ont jamais dérogé à leur concept, et leur succès ne s’est jamais démenti. La preuve qu’il y a quelque chose là, ils ont été invités plusieurs fois à partager la scène avec nulle autre que l’Orchestre symphonique de Montréal.

Alors aujourd’hui, je le concède, Simon Proulx est un génie de la mélodie musicale et de l’absurde, avec des chansons qui ont l’art de toucher des zones sensibles.

 

Il est entouré de musiciens exceptionnels. Le film nous en fait amplement la démonstration. Pierre-Luc Boisvert, c’est le pouls du groupe avec sa basse imparable. Charles Dubreuil est une machine à la batterie. Avec ses guitares, Alexandre Parr donne au son de la formation sa facture résolument rock. Son solo sur Les dauphins et les licornes est à jeter par terre.

 

Pour le film, les musiciens des Trois Accords sont accompagnés du claviériste Gabriel Gratton et de la percussionniste Mélissa Lavergne. Ça sonne en titi.

Bref, ce film donne parfaitement dans le plaisir et, c’est garanti, Tout le monde capote comme le dit une autre des chansons au programme!

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