Mika et l'OSM, une combinaison gagnante

10-02-15

photo: Antoine Saito

La série s’appelle toujours OSM POP mais avec Mika en vedette, l’affaire prend une tournure très ‘’classique’’.

 

Pour sa première apparition avec un orchestre symphonique (trois soirs à guichets fermés), le  chanteur britannique a totalement fait confiance à l’expertise de l’orchestre montréalais et de son chef Simon Leclerc.

 

Ce dernier, spécialiste du mariage de la pop et du classique, a complètement éliminé la section rythmique qui soutient habituellement les chansons de Mika pour plutôt exploiter le côté orchestral qu’il y a déjà dans sa musique.

 

Pour les tubes comme Boum Boum Boum, Rain, Relax ou Elle me dit, ça surprend un peu car on est habitué, justement, à ce qu’il y ait du boum boum boum. Mais l’approche de Simon Leclerc, appliquée à des titres comme Any Other World, Over My Shoulder ou  Happy Ending, a contribué à transfigurer l’univers de Mika.

 

Oubliez le grand ado sautillant qui se produit dans les arénas et les stades. Dans ce concert, Mika est tout en retenu et en élégance (habit seyant, chemise blanche, cravate, souliers vernis : impeccable).

 

En fait on a l’impression qu’il renoue avec la discipline acquise dans les chorales dont il a fait partie durant son adolescence en Angleterre. Se produire avec 105 musiciens et 17 choristes, semble tout naturel pour lui ce qui ne l’empêche pas d’être totalement appliqué.

 

Le chanteur, dont la voix couvre quatre octaves, a quand même 20 chansons à livrer dont deux nouvelles à paraître sur son prochain disque, The Last Party et Ordinary Man, qui ont fait beaucoup d’effet.

 

Ce genre de concert amène à la Maison symphonique un nouveau public et ce qui est réjouissant dans le cas de celui-ci, c’est qu’on n’a pas trahi la nature de l’orchestre pour faire plaisir aux fans de la vedette invitée.

 

Et ça a marché. L’écoute a été religieuse et l’accueil délirant. Mika a pu montrer une autre facette de sa personnalité et l’orchestre révéler sa vraie nature.

 

Un match parfait!

photo: Antoine Saito