Montréal du futur 2016

19-04-16

Y en a pour qui c’est Star Wars, d’autres qui sont plus James Bond. Moi je m’excite quand arrive la nouvelle exposition Le Montréal du futur au Complexe Desjardins. Et il faut que je sois patient, 

car cet événement, organisé par l’Association des propriétaires et des administrateurs d’immeubles du Québec (BOMA Québec), ne revient qu’à tous les deux ans. Et voilà donc enfin la 6e édition, à l’affiche du 20 au 25 avril.

 

Ce que j’aime de cet événement c’est qu’il fait souffler sur notre ville un vent de changement, d’espoir et d’audace. En effet, on peut y voir des projets immobiliers, de transport, d’infrastructures qui vont, le plus souvent possible on l’espère, améliorer notre rapport à la ville, 

contribuer à sa croissance quand ce n’est pas à son charme et à son attractivité.

 

Je suis de ceux qui pensent qu’il n’y a pas trop de condos à Montréal. Ça prend de la densité pour que la ville vibre, vive et attire les visiteurs. Et je ne suis pas le seul à penser comme ça. 

Richard Bergeron, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal et résident du centre-ville que j’ai rencontré lors de ma visite, me disait qu’il faudrait au moins 50 Tours des Canadiens pour loger les 15 000 résidents que Montréal a perdus au profit de la banlieue en 2013-2014. Vu de même, amenez-en des grues!

 

Ce qui donne de la crédibilité à cette exposition c’est de voir que les projets du futur vus dans les éditions précédentes sont en train de se faire. Qu’on pense au CHUM, à l’Icône, aux Tours Rocabella, au YUL, aux condos de l’îlot Voyageur, au TOM, à la Tour Manuvie, à la Maison de l’ONF, etc…. 

 

Les organisateurs prennent tout de même le soin de préciser que tous les projets présentés ne sont pas officialisés ou approuvés. C’est le cas de la proposition la plus emballante de Montréal du futur 2016.

La firme d’architectes Aedifica présente une idée d’édifice conçue autour de l’utilisation d’anciens wagons du métro de Montréal. L’équipe d’Aedifica planchait sur une idée en ce sens depuis un an lorsque la STM a sollicité des idées pour la récupération de ses vieux wagons MR-63. Voilà qui tombait pile. Ça donne quelque chose qui ressemble à un hôtel dans lequel on a intégré une centaine de voitures de métro et qui pourrait être érigé sur le terrain de l’édicule de la station Saint-Laurent. Et pour que l’idée soit futuriste au max aux yeux du public,  on en prend connaissance à partir de lunettes de réalité virtuelle! Si ça ça se fait un jour, on réédite le coup d’Habitat 67 et la porte d’entrée du Quartier des spectacles devient, chaque jour, un spectacle.

 

D’ici là, Montréal va se transformer sous l’impulsion de la ville et des projets soulignant son 375e anniversaire. Une visite de l’exposition

Le Montréal du futur vous permettra d’avoir une idée du recouvrement de l’autoroute Ville-Marie, de la nouvelle Place Vauquelin, de la transformation de la rue Émery, du carrefour Pie-IX-Sherbrooke, du quartier des Gares, de la plage de Verdun, de la promenade Fleuve-Montagne, du projet Bonaventure.

 

Il y a aussi les contributions du fédéral et de Québec : le pont Champlain, le Carré Saint-Laurent, la Gare Maritime, l’échangeur Turcot. Sans oublier les promoteurs privés qui y vont de leurs investissements. Le Complexe Desjardins, par exemple, dévoile son projet de loges urbaines qui permettra aux clients des restaurants qui bordent le côté sud de la rue Saint-Catherine, entre Jeanne-Mance et Saint-Urbain, de profiter des terrasses huit mois par année. 

 

Bref cette visite donne confiance en l’avenir d’une ville qui a encore beaucoup de place pour se réinventer et qui peut compter sur une panoplie d’architectes, d’urbanistes, d’ingénieurs allumés pour le faire. Allez-y, c’est aussi permis de jouer les gérants d’estrade !

 

Le Montréal du futur du 20 au 25 avril au Complexe Desjardins.

C’est gratuit.