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Brigitte Bardot 1934-2025
28-12-2025

Brigitte Bardot (1934-2025), l’icône française absolue n’est plus.

Il y a quelques semaines, Cinémania nous offrait l’occasion d’embrasser d’un coup la carrière de cette femme qui n’a jamais laissé personne indifférent.

Le Festival du film francophone programmait Bardot d'Elora Thevenet et Alain Berliner, un documentaire un peu bancal, mais tout de même résolu à lui tailler un monument tout sauf critique.

Bardot mélange archives saisissantes, animation et reconstitutions.

Le film est basé sur une entrevue récente avec BB (on ne la voit pas à la caméra), plusieurs extraits d’anciennes entrevues (où elle brille de tous ses feux), et des témoignages d’une ribambelle ‘’d’experts’’ et de proches peu connus.

On ne parle guère de ses prises de position politiques très à droite, beaucoup plus de son engagement auprès des animaux qui a été le combat de sa vie. Il faut savoir que la Fondation Bardot a participé au financement de cette production, ce qui explique que le militantisme et la complaisance soient au rendez-vous.

N’empêche, pour ce qui est du portrait d’ensemble du personnage, c’est fascinant de voir toutes ces archives percutantes alignées.

Comme chacun le sait, les archives ne mentent pas.

Elles peuvent être accablantes, dans le cas de BB elles sont triomphantes!

Quelle femme quand même!

Elle a révolutionné les mœurs en France, et partout où elle est passée avec sa blondeur et sa beauté indiscutable.

On voit comment son association avec Roger Vadim, son premier mari, a préfiguré la nouvelle vague avec Et Dieu créa la femme en 1956.

Que dire de sa manière de tenir tête aux réalisateurs grâce aux succès personnels qu’elle connaissait au box-office.

Le documentaire traite de plusieurs aspects de la vie de Brigitte Bardot: son enfance (avec moult films d’archives de qualité) dans une famille bourgeoise où elle est élevée de manière sévère, sa formation en danse (qui lui servira beaucoup), son succès retentissant dès ses débuts au cinéma, son rapport à la célébrité (responsable de plusieurs tentatives de suicide), aux hommes (qu’elle collectionne incluant Jean-Louis Trintignant), à la maternité (la relation avec son bébé Nicolas Charrier est assez pathétique), à Saint-Tropez (où elle est éternellement la proie des paparazzis), à la musique (notamment avec Gainsbourg pour le sulfureux tube Je t’aime, moi non plus).

 

La dernière portion du documentaire porte sur son engagement en faveur des animaux qui arrive très tôt dans sa carrière. Cette mission lui fera abandonner son métier, et elle y engloutira sa fortune.

Elle aura été combative jusqu’à la fin, ce qui témoigne de la grande conviction de sa vie.

Malgré son parti-pris, ce film mérite d’être vu. Sera-t-il programmé quelque part un jour? Je suis en tout cas ravi de l’avoir vu.

D’autant qu’il se termine avec une version de Bonny & Clyde absolument délicieuse par Albin de la Simone et Alice on the Roof.

Mais comme c’est BB qui est morte aujourd’hui, allons-y avec la version originale avec Gainsbourg.

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