2015 REVUE ET CORRIGÉE

04-12-15

La troupe du spectacle de fin d’année 2015 Revue et Corrigée est de retour au théâtre du Rideau Vert pour une 11e saison. Dans son rétroviseur, on retrouve ce qui a fait les manchettes au cours des 365 derniers jours. On s'entend, une année qui n'a pas toujours été jojo en actualité.

 

Pour susciter le rire, on se rabat évidemment sur les figures les plus caricaturales et médiatisées (Denis Coderre, Régis Labaume, Julie Snyder, Denis Lévesque, Claude Poirier) et les nouvelles têtes d’affiche (Justin ‘’Selfie’’Trudeau, Thomas ‘’double discours’’ Mulcair, Marcel ‘’les culottes-à-terre’’ Aubut). Stephen Harper, lui,  est pratiquement une chose du passé et on regrette sa présence dans cet exercice humoristique de fin d'année. Il avait beau être terne, son discours était un terreau fertile pour cultiver l'humour cynique. On ne peut en dire autant de Philippe Couillard qui inspire un humour aussi barbant que sa personne. On s’ennuie de la Pauline Marois de Suzanne Champagne!

 

 

La télévision demeure une grande inspiration des scripteurs. Cette année, ils ont jeté leur dévolu sur les co-animateurs Pénélope-Jean-Luc Mongrain, le duo Ti-Mé-Pogo  et la recrue de Radio-Canada, Marina Orsini. Dans la parodie de sa nouvelle émission matinale, l’animatrice, incarnée avec brio par François Maranda, reçoit une famille de réfugiés syriens. Un numéro grinçant et d’actualité.

 

Personnellement ce qui m’a fait le plus rire, c’est la vignette vidéo annonçant la programmation du nouveau Centre Vidéotron. Je ne crois pas qu’on la trouverait aussi drôle à Québec.

 

Cette version 2015 m’a moins emballé qu’à l’habitude. Le mercredi soir où j’y étais, la troupe manquait d’énergie. De plus, le personnage de Ron Fournier m'a semblé usé. Celui du chauffeur de taxi Rogatien m'a agacé autant que dans la publicité où il sévit. Et la rivalité Michèle Richard-Serge Laprade a un air de déjà vu. 

 

Comparativement aux années passées, le spectacle se termine sur note plus grave que festive. Les attentats survenus récemment à Paris teintent le numéro final. Ainsi, on change les mots de la chanson Tous les mêmes  de Stromae pour en faire un hymne à l’ouverture aux autres que les comédiens chantent devant un montage de photos illustrant la diversité des gens qui peuplent notre planète et cette fameuse image de la tour Eiffel qui épouse le signe de paix. Beau geste qui cependant fait remonter en nous le malaise que ces événements tragiques ont insinué en nous.