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Les murales de Hull
novembre 2024

Parmi les choses que j’aime de Hull, ma ville natale, il y a cet attachement, récent (mais quand même), aux allumettières.

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Oui, ces femmes qui ont fabriqué des allumettes, si essentielles à l’époque où les gens s’éclairaient à la chandelle, et fumaient comme des cheminées.

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Elles travaillaient chez E.B. Eddy au péril de leurs vies. Le phosphore qu’elle manipulait était mortel.

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Un important boulevard de la ville porte le nom des Allumettières.

Il y a 100 ans cette année, ces femmes ont osé faire la grève pour une deuxième fois pour obtenir de meilleures conditions de travail auprès de leur employeur.

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Pour souligner ce conflit de travail historique de 1924, on a inauguré dernièrement un monument pour rappeler leur contribution à la vie syndicale. Le monument se trouve dans le quartier Zibi, un nouveau développement domiciliaire de Gatineau érigé sur le site de l’ancienne usine E.B. Eddy.

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Zibi signifie « rivière » en algonquin anishinabe. Ce terme a été choisi pour désigner la communauté autochtone qui vivait sur le bord de la rivière, pour commémorer aussi l’histoire et l’importance de la rivière des Outaouais pour les Algonquins.

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Depuis l’automne, une murale rappelle le centenaire de la deuxième grève des Allumettières au 69 de la rue Eddy.

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La glaneuse d’allumettes est une œuvre de Danae Brissonet, artiste de Joliette.

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Cette murale n'est pas la seule à avoir une touche sociale et historique quand on se promène dans le Vieux-Hull.

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L'été, la Ville de Gatineau propose un Sentier culturel dans le Vieux-Hull. Pour en savoir plus: 

Une entrevue inédite avec Jean Paul Riopelle a fait son apparition le jour de l’inauguration de l’Espace Riopelle à Québec.

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Et il s’avère que c’est l’entretien que j’avais eu avec lui le vendredi 11 octobre 1991 au Bateau ivre de L’Isle-aux-Grues.

Je croyais cette entrevue disparue à jamais, car les Archives de Radio-Canada ne l’avait ni dans ses voûtes, ni dans son système d’archives numérisées.

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Et pour cause, c’est moi qui l’avait en ma possession sans le savoir!

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C’est en fouillant dans mes archives personnelles, en prévision du 25e anniversaire des Attentats du 11-Septembre, que j’ai retrouvé la cassette Betacam de ce tournage.

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J’ai évidemment remis cette précieuse entrevue au service des archives de Radio-Canada qui l’a mise en ligne sur ses différentes plateformes.

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Ce n’est pas un moment flamboyant de télévision comme ont été les entrevues de Raymond Saint-Pierre en 1994, celle de Robert-Guy Scully en 1990 ou encore celle de Wilfrid Lemoine en 1968 à l’émission Le Sel de la semaine (qu’on peut revoir intégralement à l’Espace Riopelle).

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Dans mon cas, nous avons tourné à une seule caméra, et on ne me voit pas poser les questions, car selon la description syndicale de mon poste de chroniqueur de l’époque, je ne pouvais être vu à l’écran posant des questions. Il n’y avait que les employés permanents du service de l’information ou les animateurs vedettes qui avaient ce droit.

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N’empêche, ma réalisatrice de l’époque, Denise Tardif, avait convaincu nos supérieurs qu’on se déplace avec une équipe complète.

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En plus d’elle et moi qui étions du voyage, il y avait Pierre Maheux à la caméra, Marc Doiron au son, et l’assistante à la réalisation Guylaine Philie.

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Le rendez-vous avec Riopelle avait été pris avec sa femme Huguette Vachon. C’est Stéphane Aquin, actuel directeur général du Musée des beaux-arts de Montréal, qui m’avait mis en contact avec elle.

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À l’époque, Stéphane Aquin collaborait à l’inauguration du pavillon Jean-Noël Desmarais du MBAM qui ouvrait ses portes avec une grande exposition Riopelle mettant en vedette ses tableaux récents, sa nouvelle période des oies.

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Le nouvel édifice du Musée des beaux-arts de Montréal, signé Moshe Safdie, est inauguré le 21 novembre 1991.

Il a été rendu possible grâce au mécène de l’heure, Paul Desmarais, qui choisit de donner le nom de son père au pavillon.

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35 ans plus tard, c’est au tour de Québec de célébrer l’œuvre de Jean Paul Riopelle dans espace pérenne qui lui est totalement consacré.

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