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Le Sentier culturel du Vieux-Hull 2026
09-08-2026

Quelle belle journée.

Quelle chaude matinée.

Ce matin nous avons fait le Sentier culturel, édition 2026.

Et j’ai été emballé par chacune des 24 œuvres du parcours.

En cette année 10e anniversaire, la Ville de Gatineau propose ce parcours d’œuvres d’art public pendant 365 jours, avec un éclairage pour apprécier les installations de jour comme de nuit.

Il y a quelques œuvres qui sont reprises de l’an dernier, mais l’ensemble m’est apparu complètement nouveau.

On nous propose de commencer le parcours devant le Musée canadien d’histoire, rue Laurier.

Excellente idée, je vous propose un arrêt chez Bobino Bagel avant de commencer, c’est tellement bon. Le meilleur bagel saumon fumé, fromage à la crème, c’est là qu’on le trouve!

La première œuvre, ‘’La Maison allumette’’ du collectif montréalais L'abricot rappelle les jouets en bois, et est une évocation des maisons allumettes si particulière du Vieux-Hull.

Ces petites maisons en bois sont aussi évoquées dans l’oeuvre Les Maisons allumées de Stéfanie Lepage, alors que Renaud Jobin-Delaquis rend hommage aux Allumettières, ‘’ces femmes qui ont travaillé à l'usine E.B. Eddy, située à proximité du Sentier culturel. [L’oeuvre] évoque également le grand incendie de 1900, qui a profondément marqué l'histoire de Hull.’’

Ces deux artistes viennent de la région, tout comme Jonathan Fortier qui propose un personnage amusant dans son œuvre Vocation citovenne et Aléas de la cité avantageusement située sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Gatineau.

Et Gabrielle Laila Tittley, de Pointe-Gatineau, aussi connue sous le nom de Pony, dont on a vu les personnages Kinzu et Anxiyeti à Montréal l’automne dernier.

L’Abitibi est représentée par Firmin Falardeau, de Kazabazua.

Sa Maison mobile des lutins est un bel exemple d’art populaire.

Il y a aussi des artistes étrangers qui sont invités, comme Bordalo II, un Portugais dont vous reconnaîtrez le travail si vous avez vu son chat géant fait de matériaux recyclés sur le site de l’Exposition universelle de Lisbonne.

Sur la rue Hôtel-de-Ville, c’est une autre version de sa série ‘’Animaux poubelles’’ qu’on peut voir.

Bordalo II est invité au Sentier culturel depuis 2018.

L’artiste Elparo, de Chalifert (Seine-et-Marne) en France, en est à sa première participation. Son œuvre, Vrille, au Parc du Carré-Vaudreuil, faite de morceaux de bois assemblés, est spectaculaire.

Les filles artistes sont très présentes dans cette édition.

Il y a Échapée colorée de Camille Rajotte, On a laissé quelques lumières allumées de Valéry Lemay, Boombox de José Guénette, Les Kaléidoscope de Gabrielle S. Castonguay, et La Fée des Trottoirs (Laurence Petit) a aussi des œuvres incrustés dans les trottoirs. Regardez bien où vous mettez les pieds!

Je termine avec deux œuvres qui ne me disaient rien lorsque j’ai consulté le programme du Sentier culturel, alors qu’elles sont saisissantes lorsqu’on les croisent.

Déambulations d'Octavio Rüest c’est cinq silhouettes grandeur nature qui sont un peu la présence humaine et diversifiée qu’il manquait ce matin dans ce quartier de fonctionnaires.

Ces portraits ont été réalisés dans trois quartiers montréalais, le Plateau-Mont-Royal, Ville-Marie et Ahuntsic-Cartierville.

Voici l’explication de la démarche:

‘’Entre 2024 et 2025, Octavio Rüest a parcouru ces quartiers pour aller à la rencontre des résident(e)s afin de réaliser leurs portraits avec son atelier mobile composé d’un support à peindre tracté par un vélo. Empreinte d’'une démarche sensible envers des individus souvent absents des représentations dominantes….’’

 

Et, il n’y a rien comme une corde à linge pour ressasser des souvenirs.

Corde en linges, de Tour de rôle, un collectif d'artistes de Gatineau, ‘’nous rappelle que derrière chaque vêtement suspendu se cachent des histoires, des habitudes, des joies et des défis qui racontent la vie de celles et ceux qui habitent un quartier.’’

Je n’ai pas parlé de tout, mais assurément Le Sentier culturel est une belle façon d’animer le Vieux-Hull qui en a bien besoin, comme du retour des fonctionnaires en présentiel.

Pendant que j’écris ces mots, le groupe comment debord se produit sur la scène de Place Laval, à deux pas du bar Les 4 Jeudis du 42-44 rue Laval, déjà prêt à fêter ses 40 ans (alors qu’il a été inauguré en 1978)

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