top of page

Cet été, ECHO du Cirque du Soleil au Vieux-Port de Montréal
23-06-2026

726526151_3398599150314168_2809416036752400809_n.jpg

Presqu’à pareille date en juin 2006, j’étais à Las Vegas pour la première du spectacle hommage à la musique des Beatles créé par le Cirque du Soleil. Love, mis en scène par Dominic Champagne, est parmi les meilleurs spectacles que j’ai vus dans ma vie.

Samedi, alors qu’il pleuvait des cordes sur Montréal, je suis allé voir Echo présenté tout l’été sous chapiteau au Vieux-Port de Montréal, et je dois dire que 20 ans plus tard, le Cirque du Soleil a encore réussi à m’émerveiller.

Ce 20e spectacle sous chapiteau, conçu pendant la pandémie, a été créé à Montréal en 2023. Je l’avais manqué parce que j’étais en vacances à l’étranger.

Une chose saute aux yeux, après des centaines de représentations dans 15 villes nord-américaines, ce spectacle, vu à ce jour par plus de 2 millions de personnes, est hyper rodé.

Les numéros des acrobates sont une suite de sans faute, le jongleur n’échappe pas ses balles, pas plus que les clowns (nommés Double Trouble) n’échappent la pile de boîtes qu’ils transportent à bout de bras dans un de leurs nombreux numéros hilarants.

Dans ce spectacle, j’ai vu des choses que je n’avais jamais vues, comme une acrobate tenir en équilibre sur la tête sur un trapèze, ou une autre hisser dans les airs sa partenaire qui mord avec ses dents dans un accessoire accroché à ses cheveux.

Dans son histoire, le Cirque du Soleil a beaucoup compté sur la tradition circacienne des Chinois, des Russes, des Ukrainiens pour enrichir ses spectacles. Cette fois, la multinationale montréalaise fait appel à des artistes éthiopiens qui nous en mettent plein la vue dans des numéros de groupe époustouflants de banquine et de planches coréennes. Et que dire des jeux icariens où un acrobate fait virevolter son partenaire avec ses jambes. Toujours avec le sourire. Hallucinant!

Encore une fois, les costumes sont d’une grande beauté.

Le concepteur Nicolas Vaudelet, formé en haute couture (il a travaillé entre autres chez Christian Lacroix, Dior, Louis Vuitton), a pu bénéficier à son tour des équipes exceptionnelles de l’atelier de couture du siège social du Cirque du Soleil à Montréal. Ces gens-là n’ont de cesse de faire des miracles, et notre fierté à travers le monde!

Mais pour moi, le clou du spectacle, c’est la scénographie qui, pourtant, quand on arrive dans la salle, ressemble à une semelle de pneu.

En fait, la britannique Es Devlin, s’est surpassée en créant un cube justement plein de surprises.

Il mesure 7 m sur 7 m (23’ x 23’), et il avance, recule, tourne sur lui-même, et prend même une multitude d’aspects du début à la fin.

Il sert d’écran, de piste pour le numéro d’acrodanse en ouverture de spectacle, il sert à cacher des personnages jusqu’à ce qu’ils s’extirpent de fenêtres qu’on n’avait pas vraiment devinées, ses parois peuvent s’agiter comme des tiroirs qu’on ouvre et qu’on ferme, ses quatre murs peuvent tomber pour donner à voir à l’intérieur un numéro de fil souple.

Vous aurez compris qu’encore une fois, le Cirque du Soleil pousse plus loin l’art de la scénographie.

On doit cette production à plus d’une cinquantaine d’artistes venant de 15 pays dirigés par Mukhtar Omar Sharif Mukhtar. Ce metteur en scène britannique d’origine éthiopienne a fait ses débuts au Cirque du Soleil comme danseur dans le spectacle Love. Sur le projet Echo, il a retrouvé, comme directrice de création, l’increvable Chantal Tremblay qui occupait les mêmes fonctions sur Love.

Dans mon livre à moi, ce tandem est aussi un argument massue pour vous convaincre que Echo est un spectacle à voir.

I love it!

J’aime! répondit l’écho.

bottom of page