top of page

Les 100 ans de Marilyn Monroe  à la Cinémathèque française
01-06-2026

 

913.HEIC

100 ans après sa naissance (le 1er juin 1926), Norma Baker revit sous son plus beau profil grâce à une formidable exposition présentée à la Cinémathèque Française, jusqu’au 26.07.26.

Marilyn est vue avec des yeux d’aujourd’hui.

​

La concupiscence a cédé la place à un regard plus empathique.

​

La fille qu’on disait sotte devient ici une femme avec du panache qui ose tenir tête aux grands studios qui aimaient tenir ses vedettes en laisse. On la présente comme quelqu’un qui assume ses choix. Marilyn osera notamment s’afficher avec des artistes noirs dans un pays ségrégationniste. Il y a notamment une très belle photo complice d’elle avec Ella.

​

L’histoire de ce mannequin anonyme qui se transforme en reine du box office est racontée en détail. Il y a beaucoup de photos (quelques inédites), des affiches, des artefacts de l’époque, et surtout beaucoup d’extraits de films d’une qualité exceptionnelle. On peut ainsi à loisir admirer la plastique de cette bombe qui maîtrisait si bien le 7e art.

​

Quand on pense à la lourdeur de cette industrie, c’est encore plus remarquable d’avoir réussi à demeurer aussi pétillante dans chaque scène qu’on lui demande de tourner. Il y a une archive éloquente à cet égard où elle doit travailler avec un chien qui ne fait pas ce que son maître lui demande de faire devant la caméra: y en aura pas de facile. Et dire qu’on la payait moins que ses partenaires masculins. C’est chien!

​

Ce qui est notable en parcourant cette exposition, c’est de constater que plusieurs de ceux à qui elle a donné la réplique sont plutôt oubliés aujourd’hui, alors qu’elle fait partie des stars éternelles.

Il y a bien sûr des exceptions (et encore). Dites Montand, Curtis, Lemmon, Gable à un jeune d’aujourd’hui, pas sûr qu’il saura de qui vous parlez.

​

Il est un peu question des hommes de sa vie, la star du baseball Joe DiMaggio et l'écrivain Arthur Miller, mais étrangement pas un mot sur John F. Kennedy et son inoubliable ‘’Happy Birthday Mr President’’.

Comme c’est dans l’air du temps, on aborde sa santé mentale et on conjecture sur sa fin tragique.

​

Le 4 août 1962, Marilyn Monroe est retrouvée morte à son domicile du 12305 Fifth Helena Drive à Los Angeles. Elle avait 36 ans.

​

Autre signe de l’époque, sous les photos des bouteilles de pilules trouvées à son chevet et du transport de son corps par la morgue municipale, il y a un avis préventif à l’intention des âmes sensibles.

​

Le une du New York Mirror du 6 août 1962 était autrement plus brutale.

​

Le parcours se termine de manière un peu poche. On met en valeur les imitations de la star disparue, de tous ces transformistes de pacotille à Madonna.

​

Il me semble qu’on aurait pu mieux conclure cette exposition par ailleurs passionnante.

Oscar Wilde n’a-t-il pas dit: ‘’L'imitation est la forme de flatterie la plus sincère que la médiocrité puisse payer à la grandeur.’’

Une entrevue inédite avec Jean Paul Riopelle a fait son apparition le jour de l’inauguration de l’Espace Riopelle à Québec.

​

Et il s’avère que c’est l’entretien que j’avais eu avec lui le vendredi 11 octobre 1991 au Bateau ivre de L’Isle-aux-Grues.

Je croyais cette entrevue disparue à jamais, car les Archives de Radio-Canada ne l’avait ni dans ses voûtes, ni dans son système d’archives numérisées.

​

Et pour cause, c’est moi qui l’avait en ma possession sans le savoir!

​

C’est en fouillant dans mes archives personnelles, en prévision du 25e anniversaire des Attentats du 11-Septembre, que j’ai retrouvé la cassette Betacam de ce tournage.

​

J’ai évidemment remis cette précieuse entrevue au service des archives de Radio-Canada qui l’a mise en ligne sur ses différentes plateformes.

​

Ce n’est pas un moment flamboyant de télévision comme ont été les entrevues de Raymond Saint-Pierre en 1994, celle de Robert-Guy Scully en 1990 ou encore celle de Wilfrid Lemoine en 1968 à l’émission Le Sel de la semaine (qu’on peut revoir intégralement à l’Espace Riopelle).

​

Dans mon cas, nous avons tourné à une seule caméra, et on ne me voit pas poser les questions, car selon la description syndicale de mon poste de chroniqueur de l’époque, je ne pouvais être vu à l’écran posant des questions. Il n’y avait que les employés permanents du service de l’information ou les animateurs vedettes qui avaient ce droit.

​

N’empêche, ma réalisatrice de l’époque, Denise Tardif, avait convaincu nos supérieurs qu’on se déplace avec une équipe complète.

​

En plus d’elle et moi qui étions du voyage, il y avait Pierre Maheux à la caméra, Marc Doiron au son, et l’assistante à la réalisation Guylaine Philie.

​

Le rendez-vous avec Riopelle avait été pris avec sa femme Huguette Vachon. C’est Stéphane Aquin, actuel directeur général du Musée des beaux-arts de Montréal, qui m’avait mis en contact avec elle.

​

À l’époque, Stéphane Aquin collaborait à l’inauguration du pavillon Jean-Noël Desmarais du MBAM qui ouvrait ses portes avec une grande exposition Riopelle mettant en vedette ses tableaux récents, sa nouvelle période des oies.

​

Le nouvel édifice du Musée des beaux-arts de Montréal, signé Moshe Safdie, est inauguré le 21 novembre 1991.

Il a été rendu possible grâce au mécène de l’heure, Paul Desmarais, qui choisit de donner le nom de son père au pavillon.

​

35 ans plus tard, c’est au tour de Québec de célébrer l’œuvre de Jean Paul Riopelle dans espace pérenne qui lui est totalement consacré.

bottom of page