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La Cinémathèque française et ses environs
01-06-2026

Ma visite de l’exposition Marilyn Monroe présentée à la Cinémathèque française à l’occasion de son centenaire m’a permis de découvrir le secteur du Quai de Bercy sur la rive droite de la Seine.

Je reviens d’abord sur l’architecture du bâtiment qui abrite la Cinémathèque. C’est quand même une réalisation de Frank Gehry, un chouchou de l’architecture internationale.

Ça mérite le déplacement, car on a l’impression d’y voir l’architecte d’origine canadienne faire ses gammes.

 

Ce bâtiment en béton annonce ce qu’il a fait ensuite notamment à Bilbao, Toronto, Los Angeles, et à la Fondation Louis-Vuitton, avec des matériaux différents.

Au début des années 1990, Gehry a obtenu cette commande de l’organisme chargé de faire la promotion de la culture américaine à Paris, l’American Center.

Installé sur le boulevard Raspail depuis 1934, l’American Center rêvait d’un nouveau quartier général moderne dans un quartier tout neuf.

Le projet, complété en 1993, s’avère très coûteux. Il plombe les finances de l’organisation qui se voit contrainte à cesser ses activités en 1996, trois ans après l’ouverture de ses nouveaux espaces. (Donald Trump n’aura pas eu l’occasion de le fermer, il s’est fermé tout seul!)

Le bâtiment demeure inoccupé jusqu’à que l’État français décide d’y installer la Cinémathèque en 2005.

Au Quai de Bercy, la Mecque du 7e art est entourée de curiosités petites et grandes qui méritent le déplacement.

À commencer par une sculpture de l’architecte et designer brésilien Oscar Niemeyer, quand même un des artisans de la construction de la capitale du Brésil, Brasilia, dans les années 1960.

La sculpture est voisine d’un espace qui rend hommage à Yitzhac Rabin, premier ministre israélien et artisan de la paix avec les Palestiniens, mort assassiné en 1992, et récipiendaire du prix Nobel de la paix de manière posthume en 1994.

Il y a différentes installations autour de ce jardin en hommage à Yitzhac Rabin.

Plutôt que d’explorer de ce côté-là, j’ai été attiré par une cascade d’eau encadrée de deux escaliers qui mènent à une terrasse.

En haut des 42 marches, on découvre les 21 sculptures de l’artiste Rachid Khimoune. Cette installation, intitulée ‘’Les Enfants du Monde’’, réalisée en 2001, représente 21 enfants de 21 pays.

 

L’artiste a profité de l’entrée dans le 21e siècle pour faire réfléchir les passants à l’importance de respecter les droits des enfants.

De là, on a accès à la Passerelle Simone-de Beauvoir. Le choix du toponyme vient du maire de Paris, Bertrand Delanoë.

La passerelle prend sa dénomination par arrêté municipal du 1er juin 2006.

On doit cet ouvrage impressionnant qui enjambe la Seine à l’Autrichien Dietmar Feichtinger, et sa construction à Eiffage Métal, anciennement Eiffel Constructions Métalliques.

La passerelle de 304 m de long mène à la Bibliothèque François-Mitterand, un legs de l’ancien président qui laisse perplexe.

Le complexe est constitué de 4 tours sur une esplanade exempte de verdure.

Pour accéder à la bibliothèque ou au cinéma mk2 qui s’y trouvent, il faut gravir la volée d’escaliers qui entourent l’esplanade, pour ensuite redescendre un autre escalier, métallique et pentu. Les ascenseurs? Ils ne fonctionnaient pas lors de mon passage.

L’architecte Dominique Perrault semble s’être payé un trip d’architecture avec ce projet, aujourd’hui mal aimé.

Disons que son Université féminine d’Ewha que j’ai vue à Séoul en Corée est à mon sens plus réussie.

En terminant, si vous vous rendez au Quai de Bercy, ne manquez d’aller voir à quoi ressemble l’Accord Arena où tant de vedettes se produisent. En 2023, l’aréna de Bercy était, dans la catégorie des salles de 15 000 à 30 000 places, le deuxième plus achalandé au monde, après le Madison Square Garden de New York.

Conçu par les architectes Andrault, Parat, Prouvé et Guvan, c’est une bizarrerie urbaine avec sa structure couverte …. de gazon!

Dire que cette idée avait été proposée à Georges Pompidou pour le revêtement du musée Beaubourg d’art contemporain.

Heureusement, elle n’a pas été retenue…

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Quand les institutions culturelles parisiennes jouent à la chaise musicale.

Attention! c’est un peu compliqué à suivre, en tout cas moi j’ai mis du temps à y voir clair.

La Cinémathèque française, fondée en 1936, a créché à différentes adresses en 90 ans. Lorsque l’État français l’a installée au Quai de Bercy en 2005, c’était dans les anciens locaux de l’American Center, laissés vacant depuis 1996.

Avant de déménager au Quai de Bercy, l’American Center a eu le 261, boulevard Raspail comme adresse, de 1934 à 1986.

Lorsque l’organisation a quitté le 14e arrondissement, c’est la Fondation Cartier qui s’est installée à cette adresse dans un nouvel édifice signé Jean Nouvel.

Pour ses 40 ans, en 2024, la Fondation Cartier s’offre une nouvelle vitrine parisienne. L’organisme fait de nouveau appel à Nouvel pour la transformation de son nouveau lieu d’exposition, rien de moins que le 2, place du Palais-Royal, dans ce qui avait été précédemment les Magasins du Louvre, devenus ensuite les Antiquaires du Louvre.

Le nouvel écrin de la Fondation Cartier pour l’art contemporain a été inauguré à l’automne 2025.

On peut presque parler d’un cercle vertueux!

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