Pianos caméléons, duo-duel de pianistes

28-07-14

 

Il y a des moments qu’on n’oublie pas.

 

A la fin des années 90, j’ai assisté à un concert du pianiste de jazz François Bourassa dans un salon à Laval. Un moment de virtuosité et de proximité rare.

 

C’est l’accordeur de piano Oliver Esmonde-White qui m’avait attiré à ce concert intime, un concept qu’il avait développé avec sa conjointe Lorraine Desjardins, par amour de la musique et des musiciens.

 

Oliver et Lorraine ont produit dans leur jolie demeure de Sainte-Dorothée, des artistes comme Oliver Jones, Chantal Juillet, André Laplante et Marc-André Hamelin.

 

Jamais au bout d’une idée originale, Oliver Esmonde-White  vient de créer une nouvelle formule. Pianos caméléons marie musique et technologie.

 

Sur scène, deux pianos à queue flanc contre flanc. En fond de scène, un écran sur lequel on juxtapose l’image HD des deux claviers.  Il fallait y penser!

 

 

Pianos caméléons, concert du 12 avril 2014 à la salle Pauline-Julien

photo: claude deschênes

Lorsque les deux pianistes au programme s’attaquent ensemble au répertoire choisi, la musique devient un spectacle pour les yeux. 

 

En plus de leur présence physique devant l’instrument, on peut apprécier le jeu de mains des musiciens. Le face à face prend par moment des allures de duel.

 

En avril, j’ai vu John Roney et Matt Herskowitz s’affronter. C’était épique. Lorraine Desmarais, qui était l’artiste invité, venait les relancer avec la furie qu’on lui connaît. Tout ça dans la plus grande bonne humeur avec un répertoire à la fois jazz et classique sur lequel les virtuoses s’amusent à improviser. La salle était conquise.

 

Pianos Caméléons est pour le moment un secret bien gardé. Oliver Esmonde-White souhaite que le bouche-à-oreille fera son œuvre. En tout cas, en sortant du spectacle on n’a qu’une seule envie, le recommander à d’autres.

 

Si je vous en parle aujourd’hui, c’est que plusieurs dates viennent de s’ajouter au calendrier de Pianos Caméléons notamment le 16 août dans le cadre de la Virée classique à la Place des arts et les 29 septembre et 3 octobre à la Chapelle du Bon Pasteur, rue Sherbrooke.

 

Vous vivrez un moment qui ne s'oublie pas.