top of page

Les quatre barbus et les deux glabres.

6-07-14

photos: Cirque Alfonse

 

Aille, aille, aille.....ils sont décoiffant ces Barbus!

 

Après avoir jonglé avec des haches et utilisé le godendart (bucksaw) comme accessoire de scène dans Timber, les artistes du Cirque Alfonse se défoncent autrement dans le bien nommé spectacle Barbu, foire électro trad.

 

Autrement comment ? En patin à roulettes sur une micro piste, en jonglant avec un baril de bière, en catapultant des corps, en faisant des pyramides humaines si hautes que les acrobates touchent presque au plafond, en se battant dans la bouette ou en tournant en rond à sept sur un tricycle.

 

C'est une approche complètement déjantée de l'art du cirque.

 

Surtout quand ''Groslette'' s'aventure sur scène. Groslette ressemble à Roch ''Moïse'' Thériault et il  a un comportement de zombie qui fait peur. Sous son emprise, son vélo fait des choses insensées et une fille disparaît dans un coffre!!!!

 

Ils ont d'ailleurs tous des noms à coucher dehors: Carabinier, Frank The Tank, Jo D'abit, Matias Samiaou. Et les deux filles de la troupe ne sont pas en reste: Gégé la glabre câleuse et Gen la poigne. Se sont- elles qui s'arc-boutent  dans la boue. Préparez-vous à être éclaboussés parce que ça revole!!! (et ça se lave.....)

 

 

Cette proposition est 100 pour cent terroir grâce à un trio musical d'enfer qui mêle allègrement la chanson traditionnelle aux échos technos.

 

En prime, tout le monde découvre une salle sous-utilisée, le Théâtre Telus de la rue Saint-Denis. J'ai déjà dit que ce lieu pourrait remplacer le Spectrum. Je le pense encore.

 

Barbu, ce show n'est pas rasoir une seconde c'est même l'affaire la plus surprenante de l'heure à Montréal.

 

Jusqu'au 12 juillet dans le cadre de Montréal complètement cirque.

 

Une entrevue inédite avec Jean Paul Riopelle a fait son apparition le jour de l’inauguration de l’Espace Riopelle à Québec.

​

Et il s’avère que c’est l’entretien que j’avais eu avec lui le vendredi 11 octobre 1991 au Bateau ivre de L’Isle-aux-Grues.

Je croyais cette entrevue disparue à jamais, car les Archives de Radio-Canada ne l’avait ni dans ses voûtes, ni dans son système d’archives numérisées.

​

Et pour cause, c’est moi qui l’avait en ma possession sans le savoir!

​

C’est en fouillant dans mes archives personnelles, en prévision du 25e anniversaire des Attentats du 11-Septembre, que j’ai retrouvé la cassette Betacam de ce tournage.

​

J’ai évidemment remis cette précieuse entrevue au service des archives de Radio-Canada qui l’a mise en ligne sur ses différentes plateformes.

​

Ce n’est pas un moment flamboyant de télévision comme ont été les entrevues de Raymond Saint-Pierre en 1994, celle de Robert-Guy Scully en 1990 ou encore celle de Wilfrid Lemoine en 1968 à l’émission Le Sel de la semaine (qu’on peut revoir intégralement à l’Espace Riopelle).

​

Dans mon cas, nous avons tourné à une seule caméra, et on ne me voit pas poser les questions, car selon la description syndicale de mon poste de chroniqueur de l’époque, je ne pouvais être vu à l’écran posant des questions. Il n’y avait que les employés permanents du service de l’information ou les animateurs vedettes qui avaient ce droit.

​

N’empêche, ma réalisatrice de l’époque, Denise Tardif, avait convaincu nos supérieurs qu’on se déplace avec une équipe complète.

​

En plus d’elle et moi qui étions du voyage, il y avait Pierre Maheux à la caméra, Marc Doiron au son, et l’assistante à la réalisation Guylaine Philie.

​

Le rendez-vous avec Riopelle avait été pris avec sa femme Huguette Vachon. C’est Stéphane Aquin, actuel directeur général du Musée des beaux-arts de Montréal, qui m’avait mis en contact avec elle.

​

À l’époque, Stéphane Aquin collaborait à l’inauguration du pavillon Jean-Noël Desmarais du MBAM qui ouvrait ses portes avec une grande exposition Riopelle mettant en vedette ses tableaux récents, sa nouvelle période des oies.

​

Le nouvel édifice du Musée des beaux-arts de Montréal, signé Moshe Safdie, est inauguré le 21 novembre 1991.

Il a été rendu possible grâce au mécène de l’heure, Paul Desmarais, qui choisit de donner le nom de son père au pavillon.

​

35 ans plus tard, c’est au tour de Québec de célébrer l’œuvre de Jean Paul Riopelle dans espace pérenne qui lui est totalement consacré.

bottom of page