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Le tour du chapeau au musée Pointe-à-Callière
20-01-2023

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Au hockey, un tour du chapeau c’est lorsqu’un joueur marque trois buts. Au Centre Bell, les Canadiens ne nous offrent pas ça souvent. Je suis donc allé voir le tour du chapeau du Musée Pointe-à-Callière. Je parle de l’exposition Le monde en tête, une exposition de chapeaux provenant des coins les plus reculés du monde. 300 artéfacts! 100 fois le tour du chapeau! Un festin pour l’œil!

Chapeau, coiffe, bandeau, bonnet, calotte, capuche, casque, chèche, cimier, couronne, diadème, hure, tiare, toque, turban, la langue française a tous les mots qu’il faut pour nommer les différentes coiffes que le collectionneur Antoine de Galbert a accumulées au fil des ans. Cette collection précieusement conservée par le musée des Confluences à Lyon, est prêtée à notre musée d’histoire montréalais jusqu’au 12 mars.

L’exposition est divisée par thèmes. Il y a pour commencer les couvre-chefs utilitaires qui protègent contre le soleil, la pluie, les moustiques. Ceux qu’on utilise aux champs, à la chasse, à la pêche, pour porter de gros objets sur la tête.

Ce n’est pas parce qu’ils sont utilisés tous les jours qu’on les fait simples. La sophistication de ces accessoires est remarquable. Parfois, apprend-on, ils servent à séduire, à donner de la prestance. Le chapeau surmonté d’un crâne de singe ou d’un bec d’oiseau permettra à celui qui le porte de s’enfoncer dans des environnements  où la faune serait hostile sans ces symboles ostentatoires.

Dans la section de l’exposition qui parle du mimétisme qu’on retrouve dans la confection des parures pour la tête, il y a des trouvailles amusantes. Pensons à ces Nigérians qui, pour imposer le respect de ceux qui tentent de les coloniser, se sont fabriqués des coiffes inspirées des chapeaux militaires britanniques ou des perruques des juges de Sa Majesté la reine.

Dans une telle exposition, on s’attend à voir des casques avec plumes et perles, moins à tomber sur des bonnets ornés de dents d’animaux, de colifichets ou de pièces de monnaie. Il y a plusieurs exemples de tout ça.

La salle du deuxième étage est principalement consacrée à la culture africaine et chinoise. Dans un premier temps, la scénographie, qui rappelle les huttes africaines, nous transporte dans un monde où les rituels sont aussi fascinants qu’exotiques. Les vidéos projetées aux murs sont un complément parfait à la grande variété d’objets mystérieux exposés sous cloche.

On termine la visite, et ça tombe bien en ce Nouvel An lunaire, en découvrant plusieurs traditions chinoises entre autres celles qui consistent à protéger la tête des enfants des esprits malveillants en la camouflant sous des bonnets ornés de symboles de bonne fortune comme le lapin (fortune).

Le Monde en tête est à l’affiche depuis le 17 novembre. Jusqu’à cette semaine, je pensais passer mon tour. Si vous êtes comme moi, détrompez-vous, cette exposition est d’une grande richesse et mérite le déplacement. Elle permet de voyager dans des lieux improbables et de voir l’incarnation du génie humain quand il s’applique à des choses aussi simples que de se protéger la tête.

En tout cas, je trouvais la tuque que je me visse sur la tête en hiver bien ordinaire en revenant à la maison.

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