LU: La bio de Guy Latraverse

Dimanche le 26 octobre 2013, le Gala de l'ADISQ rendait hommage à Guy Latraverse. Beau moment de télé mérité pour ce pionnier de l'industrie québécoise du spectacle.

 

Voilà qu'arrive en librairie sa biographie. Beau moment pour ceux qui en feront la lecture. Le récit de ses 50 ans de métier est captivant.

 

Guy Latraverse a été l'homme des premières. Il a produit le premier spectacle d'un artiste québécois à la Place des Arts (Claude Léveillée) et au Stade olympique (Diane Dufresne).

L'homme derrière quelques uns des shows les plus marquants de l'histoire de la musique au Québec dont J'ai vu le Loup, le Renard, le Lion sur les Plaines d'Abraham à Québec et 1 FOIS 5 sur le mont RoyalIl a été le producteur d'Yvon Deschamps, le père de l'humour québécois. Un des fondateurs des FrancoFolies de Montréal.

 

Parrallèlement à ses faits d'arme, Guy Latraverse a connu de multiples faillites et combattu les affres de la maniaco-dépression.

 

Tout ça est raconté sans faux-fuyant dans le style direct et sans flafla de Latraverse. 

 

Chapeau au journaliste Daniel Lemay qui a su reproduire ce ton et garder l'essentiel d'une vie aussi riche en rebondissements et en réalisations.

 

Guy Latraverse, 50 ans de showbiz québécois

les éditions La Presse

240 pages

VU: le nouveau spectacle de Marie Chouinard à la PDA

Danse Danse commence sa saison 2013-2014 avec un programme double de Marie Chouinard: Henri Michaux:Mouvements et Gymnopédies.

 

J'avoue que c'est Gymnopédies qui m'attirait le plus. J'avais beaucoup envie de voir ce que la chorégraphe qui a visité Stravinsky et les Variations Goldberg, allait faire avec les trois célèbres compositions du pianiste Érik Satie.

 

Mais mon coup de foudre a été pour Henri Michaux: Mouvements, une oeuvre magistrale dans laquelle Marie Chouinard met en scène, avec une minutie remarquable, les dessins que le peintre-poète d'origine belge a publié en 1951.

 

Pendant 45 minutes, on est captivé par cette transposition en mouvements de traits noirs sur blancs qui s'apparentent à la calligraphie chinoise.

 

Dans une frénésie incessante, les danseurs s'étirent, se contorsionnent, se disloquent, s'agitent et s'arc-boutent pour donner vie à ces coups de pinceau. Avec la musique de Louis Dufort dans le tapis, Mouvements fait l'effet d'un électrochoc.

 

Gymnopédies, qui suit après l'entracte, n'a pas cette puissance.

 

Partant probablement du gymno grec, qui signigie nu, Marie Chouinard a développé autour des trois compositions pour piano de Satie, le thème du duo amoureux et érotique. 

 

Pendant qu'un des danseurs interprète les Gymnopédies 1, 2 et 3 au piano, les autres jouent les jeux de l'amour dans une scénographie de Guillaume Lord et Marie Chouinard, des éclairages d'Alain Lortie et des costumes de Vandal. 

 

Malheureusement, Marie Chouinard introduit dans sa proposition une dimension humoristique qui tombe à plat tellement elle nous semble loin de la mélancolie de Satie.

 

Et elle torpille encore davantage le climat qu'elle avait soigneusement créé par une fausse finale qu'elle fait suivre par une sorte de rappel clownesque aussi cabotin qu'inutile. Dommage !

 

Marie Chouinard

Henri Michaux-Mouvements et Gymnopédies

Théâtre Maisonneuve

31 octobre, 1 et 2 novembre